ALAIN DIMPRE


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Coups de gueule

E





Voici ce que j'écrivais il y a quelques années...

Je suis à nouveau écœuré.
Après d'autres (Jeff Koons …) du fait que vous continuez à en accueillir ex : Anish Kapoor. Le château de Versailles mérite mieux.
Premièrement : ce ne sont pas des sculptures ! Sculpter c'est enlever de la matière d'un bloc (Pierre, bois ou autre) pour produire un volume (ex : RODIN).
Deuxièmement : ce n'est pas de l'Art puisque n'importe qui, sans apprentissage peut faire réaliser ses merdes.

Je viens répondre à votre journaliste François Julien à propos de son torchon dans VSD de cette semaine. Celui-ci se permet de traiter la majorité des lecteurs de culs serrés sous le titre de " Jeff Koons au Château de Versailles ". Pour répondre sur la même veine que ce pisse froid qui trouve parfaitement à sa place et heureux le Split Roker dans le chef d'œuvre de Le Nôtre - Encore heureux qu'il reconnaisse l'œuvre de Le Nôtre ( Pas comme son " Jeff Koons " qui n'a de référence que le fait d'être le cocu de la Cicciolina, qui n'a rien crée ! il n'a jusqu'à présent fait qu'utiliser les images des autres, le " Génial rejeton de Warhol " et des lieux pour valoriser sa merde)

C'est le temps et l'époque des riens, des grimauds, baveurs et scribouilleurs qui tracent des mots sur le vent pour plaire au banal entourage. Qui pour se faire mousser auprès de sa minorité à fric, bavent dans la soupe pour nous faire croire qu'elle est bonne.

"Le succès hâtif remporté par quelques uns grâce aux puissants moyens actuels de diffusion, par la mise en valeur d'une seule et simple particularité capable de satisfaire à l'appétit des foules incultes, montre dans quelle mépris des valeurs humaines s'engage notre civilisation et quel dangereux climat moral et social s'offre à notre jeunesse. Est-ce que le travail et les études, la conscience professionnelle, le désire de perfection, cependant source de véritables joies durables, sont encore des vertus humaines? N'est-ce pas plutôt la satisfaction des penchants matérialistes qui devient désormais objectif et dignité des hommes ? Peut-être est-il nécessaire et urgent pour notre société nouvelle de repenser le problème de son élévation intellectuelle, celui de la construction de son infrastructure morale et artistique, influence et surveillance comprises".
Mr Emile Tainmont 1969 Belgique.



J'aurais pu ajouter ceci...!

Pensez-vous que l'art est possible sans apprentissage du métier ? donc des techniques. La pratique de la peinture, la sculpture, le modelage et les métiers d'art, la danse classique, la musique et la maitrise de l'instrument, possible sans apprentissage. L'art est long et longue la science, le métier s'apprend tous les jours avec ses moments de doute plus souvent que ses moments de joie. En ces temps de formatage, d'esclavage à la rentabilité financière, des artistes libres continuent de se battre contre l'enfermement des genres et la surenchère technologique.
Le terme "art contemporain" est à entendre ici dans le sens "officiel", celui qui a été monopolisé par les galeries marchandes comme Christie's et Sotheby's à partir des années 60, soutenues en cela par quelques théoriciens comme Pierre Restany et se réclamant des penseurs de la contre-culture. L'art contemporain a donné les pleins pouvoirs au concept, mutilant l'être humain de sa dextérité, de sa sensibilité, de sa spiritualité. Il méprise les notions de savoir-faire, maîtrise technique, métier, sensibilité, émotion plastique, harmonie, recherche du vrai... Il cultive l'art de la subversion et de la déconstruction. Il reflète effectivement les travers d'une société désabusée, en perte de repères, d'idéal et de sens. Généreusement soutenu par les finances du marché de l'art, l'art contemporain a réussi à s'insinuer dans toutes les sphères de la vie publique, de la politique à l'enseignement en passant par la culture et les médias; il est parvenu à imposer partout ses dictats. C'est ainsi que la multitude des tendances artistiques qui poursuivent leur chemin en dehors de lui n'ont pas droit aux subsides des états pourtant alimentés par chaque citoyen; les espaces publics leur sont interdits, elles ne peuvent être enseignées dans la plupart des écoles et académies, parfois avec menace de sanction en cas de "désobéissance". S'il n'y a pas là dictature et pensée unique, ça y ressemble étrangement. Si vous voulez en savoir davantage et ne pas être dupes des manipulations médiatiques, vous trouverez quelques références de livres qui dénoncent les dessous et les travers de ce monde à la fois secret dans l'orchestration de ses stratégies et tapageur quand il s'agit de motiver et de convaincre le public.


Si vous en avez envie…voici l'adresse de mon site. http://dimpre.net




Alain DIMPRE, artiste peintre - Sociétaire perpétuel du Salon des Artistes Français - Professeur d'arts appliqués.

J'ai 74 ans et plus je peins, plus je dois peindre.
La nécessité d'avancer, de progresser n'a jamais diminué
car après avoir presque terminé une peinture,
j'ai un besoin immédiat pour en commencer une autre.
Si je n'avais plus envie d'apprendre, de me mettre en danger,
alors j'arrêterai de peindre.


Pour réfléchir : Lettre de Picasso à l'écrivain Giovanni Papini (L'Ecritoire, décembre 1990, Fiche n° 1150)

Du moment que l'art n'est plus l'aliment qui nourrit les meilleurs, l'artiste peut exercer son talent en toutes les nouvelles formules, en tous les caprices de la fantaisie, en tous les expédients du charlatanisme intellectuel.
Dans l'art, le peuple ne cherche plus consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs de quintessence, cherchent le nouveau, l'étrange, l'argent, l'extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme et au-delà, j'ai contenté ces maîtres et ces critiques, avec toutes les bizarreries changeantes qui me sont passées en tête, et moins ils me comprenaient et plus ils m'admiraient.
A force de m'amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rebus et arabesques, je suis devenu célèbre, ce qui pour un peintre signifie: Ventes, Gains, Fortune, Richesse.
Et, aujourd'hui, comme vous savez, je suis célèbre, je suis riche. Mais quand je suis seul avec moi-même, je n'ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens antique du mot. Ce furent de grands peintres que "Giotto, le Titien, Rembrandt, Goya, et tant d'autres". Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé au mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains.
C'est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu'elle peut sembler, mais elle a le mérite d'être sincère.

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