ALAIN DIMPRE


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Textes







TEXTES SUR MON TRAVAIL


Propos d'Alain Dimpre recueillis au vernissage du salon.
Etre peintre, sculpteur, graveur c'est avant tout un métier ; être artiste c'est s'engager pour un idéal, s'engager à apprendre et travailler tous les jours. Les techniques s'assimilent, le talent se cultive et en découle
Tout ce que qu'il a appris auprès de ses professeurs, de ses maîtres, tout ce qu'il apprend encore, tout ce qu'il sait maintenant est la récolte de ses apprentissages et de la rigueur de son travail, sans plus, sans fard. C'est d'ailleurs le seul talent qu'il se reconnaisse vraiment : être de plus en plus son maître, son propre guide et de transmettre à ceux et celles qui le désirent, la rigueur de l'apprentissage pour pouvoir un jour….enfin en jouir.
Pour lui la peinture est un mode de vie, il y met son âme, rien n'est fait au hasard, la composition, la lumière, les valeurs, les objets, les éléments, les paysages, les corps, tout est pensé, muri, travaillé, avant d'être traduit sur la toile. Les sujets traités doivent provoquer une émotion, la sienne qui déclenche alors l'envie de se surprendre et peindre, peindre encore.
Invité d'honneur au Salon des artistes de Douai, Octobre 2017.

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Ne pas se répéter, ne pas être prisonnier des habitudes manuelles et mentales. Alain Dimpre veux faire des tableaux qui soient significatifs d'un moment saisi, d'un instant, d'un regard croisé, un espace vide comme la toile à devenir, un lieu de ce qui fut, de ce qui va être. Ce lieu qui appartient à l'artiste.
Il faut aussi que son travail ait une force plastique pour tendre à la vérité…la sienne.
Les paysages, les personnages, c'est aussi l'écriture pour créer un dialogue autour de ce qui le fascine, rien de plus mais rien de moins.
Peindre c'est comme une cérémonie initiatique pour faire sortir l'homme…son moi des ténèbres et le conduire à travers les épreuves vers la lumière…mais quelle lumière…quelle jouissance.
Exposition personnelle à l'Office de tourisme de la baie de Somme. Abbeville , 17 au 29 juin 2017

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Si on doit décrire plus en profondeur le travail de l'artiste, on retiendra qu'Alain jongle avec justesse sur le travail de la mise en place, le dessin, la colorisation : bref, une recherche technique volontairement poussée et maitrisée afin de laisser place à l'essentiel : l'œuvre épurée dans toute sa sensibilité. Son objectif artistique est de porter aux regards l'émotion qui se dégage d'un paysage, d'une chose, d'un corps ou d'un lieu. À 70 ans, Alain Dimpre continue à se rendre quotidiennement à son atelier où il poursuit sa quête. Libre dans sa démarche artistique, il se considère comme un artiste visuel. Il peint ce qu'il voit et ses œuvres sont son carnet de notes, de souvenirs. Il peint son quotidien.
Alain Dimpre utilise la technique (jusqu'à se comparer à un artisan) pour évincer toutes les fioritures esthétiques courantes et retranscrire SA vision du monde, notamment de la nature, sujet qui l'inspire principalement.
Invité d'honneur au Salon Bellon Saint Nicolas les Arras 2016

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Alain Dimpre : "
Si je n'avais plus rien à apprendre, j'arrêterais de peindre ! "
Entre des expositions à Paris en décembre et en janvier, et d'autres à venir d'ici l'été aux Pays-Bas, au salon du Touquet et à Bruges, Alain Dimpre a accepté l'invitation du musée Bruno-Danvin pour présenter une quarantaine de tableaux dans sa ville de Saint-Pol. Rencontre, en marge de cette exposition, avec un artiste qui " fonctionne à l'envie ", avec la même passion qu'à ses débuts. L'artiste expose une quarantaine de ses toiles jusqu'au 15 avril au musée Danvin.
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Foncièrement, si je n'avais plus rien à apprendre, j'arrêterais de peindre. Si je savais à l'avance ce que mon travail va donner, si cela devenait mécanique, s'il n'y avait plus cette jouissance intellectuelle, je ne continuerais pas... " Il est comme ça Alain Dimpre. Exigeant et passionné. Artiste-peintre pas boulimique, non, mais qui essaie de travailler tous les jours. Et qui aime également se lancer dans plusieurs toiles en même temps. Un coup d'œil à son atelier le confirme. Le tableau d'un bateau partant pour la pêche en baie de Canche sèche à peine, au côté d'une vue de la campagne ternésienne sous la neige, que, déjà, deux autres tableaux sont en cours... " Ici un petit coin du golfe du Morbihan ; et là... mon garage ! J'y faisais du rangement quand j'ai été séduit par la lumière du soleil jaillissant des hublots de la porte ! "
Palette riche : À travers cet exemple, ce contraste, c'est la richesse de la palette d'Alain Dimpre qui s'expose à son tour. L'éclectisme des sujets qu'il peint. Le seul fil conducteur est l'émotion que dégagent ses sujets. "
Là je viens de faire une toile du secteur d'Occoche sous la neige, où je vais courir tous les deux jours. À ce moment précis, j'ai été séduit par une lumière différente, qui m'a donné envie de faire ce tableau. " Le sociétaire des Artistes français passe ainsi d'une marine à un nu, un paysage... " Je touche à tout, c'est ce qui surprend. Je peins uniquement des lieux que j'ai vus ou visités, à partir de croquis et de relevés personnels. J'utilise ensuite une technique mixte, en commençant par de l'acrylique pour les valeurs et les formes, et en terminant à l'huile. "
Tisser des liens : Pour son exposition à Saint-Pol jusqu'au 15 avril, la quatrième de sa carrière depuis 1990, Alain Dimpre a choisi de présenter une quarantaine de tableaux peints en 2012 et 2013. Une sélection représentative de son travail, qui mêle les thèmes et offre un panel du travail de l'artiste. Un aperçu auquel s'ajoute la volonté de transmettre. "
Les gens savent ce que je fais, sans plus... Les portes de mon atelier sont ouvertes, j'accueille chaque mardi un groupe d'adultes qui vient travailler ici. Cette exposition à Saint-Pol est aussi un moyen de tisser des liens, d'expliquer ma peinture, y compris aux enfants des écoles. C'est important pour moi de discuter et de montrer comment je travaille. C'est ça aussi démocratiser l'art ! "
Et s'il a cette ambition aujourd'hui plus qu'hier, c'est qu'Alain Dimpre s'en sent désormais capable. "
J'ai appris un métier et à 69 ans, je commence à savoir travailler, même si je me pose encore des questions. Je suis arrivé au stade où je maîtrise presque complètement toutes les techniques, je me suis libéré des contraintes.. " Rendez-vous au musée Danvin jusqu'au 15 avril pour en apprécier le résultat !

Exposition d'Alain Dimpre au musée Bruno-Danvin. 30/03/2013 La voix du nord

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Dès le premier regard sur le travail d'Alain Dimpre, on place cet artiste parmi les peintres figuratifs. Cet homme né en 1944 fût initié à la peinture dès son plus jeune âge, d'abord par son grand-père (Victor Dimpre) puis par Jeanne Thil qui conseilla aux parents d'Alain de l'inscrire aux cours de peintures... Il entre à l'Ecole Nationale des Beaux-arts de Paris en 63 pour ensuite entrer dans la vie active et dans des métiers tous liés au monde de l'Art (entre autres : coloriste à agence Havas, prof certifié d'Arts Appliqués à l'ENNA, etc...). Sa vie est constituée de rencontres (Jeanne Thil déjà citée, Roger Chapelain Midy, Henri Dimpre, Marcel Depré, Alfred Manessier...).
Son œuvre est très différente des autres peintres. Comme un peintre abstrait se dégagera du superflu pour ne laisser que le squelette du "sujet", Alain Dimpre utilise la technique (jusqu'à se comparer à un artisan) pour évincer toutes les fioritures esthétiques courantes et retranscrire SA vision du monde, notamment de la nature, sujet qui l'inspire principalement.
Bienvenue dans son domaine ! Il vous invite à y découvrir, à travers sa biographie, son agenda ou la visite virtuelle de collections et d'expositions reliées à son œuvre et sa carrière.
Découvrez à l'Atelier, sa toute dernière production, mais aussi les œuvres anciennes qu'il a conservées, témoins des principales étapes de son itinéraire. Partagez, sa passion pour la nature, pour les corps, à travers ses œuvres.
Et si ses œuvres vous intéressent, Peut-être souhaiterez-vous alors amorcer un dialogue et acquérir une œuvre? À moins que vous ne visitiez une galerie qui le représente ou même que vous veniez le rencontrer à l'atelier ?
Art en Nord 2012


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Passionné de dessin depuis son plus jeune âge, Alain Dimpre, aujourd’hui Saint-Polois, a eu la chance de rencontrer Jeanne Thil, une artiste de renom, chez sa grand-tante à Calais, puis Georges Andrique, son autre maître. Le déclic s’est produit et il a intégré l’école d’Arts appliqués de Calais avant de préparer le CAFAS (certificat d’aptitude à une formation artistique supérieure) puis de s’inscrire en auditeur libre aux Beaux-arts de Paris et de poursuivre sa démarche créatrice.
Après un passage à l’agence Havas en 1965, Alain Dimpre est entré dans l’Éducation nationale en 1966 en qualité de maître-auxiliaire à Tourcoing, ce qui lui a permis de suivre les cours de l’école des Beaux-arts de Lille tout en exerçant son métier. Profession qui l’a ensuite conduit en diverses villes de la région et finalement à Saint-Pol-sur-Ternoise où il a enseigné de 1989 à 2002, avec dis ans à Étaples.
C’est lors d’une exposition au Palais de l’Europe du Touquet, à laquelle il a participé en 1987 à la demande de Léonce Déprez, que sa créativité a été révélée au public. « À partir de là, il semble que mon travail a plu puisque j’ai été invité à Deauville en 1988, puis au Salon des artistes français depuis 1989… et quelques toiles ont été exposées aux états-Unis » explique le peintre saint-polois dont la modestie l’empêche de signaler la présence permanente dans plusieurs galeries dont EverArts à Paris, des expositions à Lyon, à Prague… Même s’il avoue n’avoir jamais pu vivre de son art, la satisfaction a souvent été au rendez-vous.
Toujours apprendre « Je travaille ce que je vois, ici dans les environs quand j’ai le temps ou alors en atelier. J’ai souvent plusieurs toiles de styles différents en cours » fait remarquer l’artiste en se penchant sur l’évocation d’un village de caravanes, souvenir de sa jeunesse qui lui est revenu en retrouvant dans ses archives un dessin réalisé à l’époque. Mais il peut aussi bien s’attaquer à un superbe bouquet que l’une des stagiaires qui suivent ses cours du mardi après-midi aura apporté à l’atelier « car je peins avant tout ce qui provoque une émotion chez moi. Ça peut être un paysage, une ambiance, une lumière ou une ombre… ».
Alain Dimpre, qui procède avec la technique des glacis de couleurs, s’insurge un peu contre ceux qui s’instituent artistes peintres du jour au lendemain sans aucune formation de base. « J’ai 66 ans, je continue à apprendre et je ne réalise que trente à trente-cinq tableaux par an » dit-il pour montrer qu’il s’accorde le temps de bien maîtriser son sujet, « car c’est une façon de vivre ma peinture et je suis alors habité par le lieu ou le corps que je peins ».
Pour transmettre son savoir et poursuivre ce qui fut son métier et sa passion, Alain Dimpre anime chaque mardi après-midi, dans son atelier de la rue Pasteur, des cours de dessin et de peinture. Après avoir créé et animé une association artistique locale aujourd’hui disparue, il souhaite maintenant mettre sur pied un collectif d’artistes dans le Saint-Polois.
Bernard Queste
L'Écho du Pas-de-Calais n°111
Septembre 2010
URL courte : echo62


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" Peintre figuratif, Alain Dimpre construit son travail en combinant les exigences de rigueur dans la mise en place, le dessin de l'œuvre, et l'exigence technique dans l'application des matières et des plages colorées. Le principe étant de maîtriser la technique pour libérer l'esprit des obstacles matériels et faire que la spontanéité et l'instinct dans ce qu'ils ont de plus sensuel retrouvent leur place et leur expression naturelles. D'où la primauté du métier. Rien d'intellectuel dans sa démarche où il s'agit tout simplement d'atteindre l'émotion. Il veut peindre ce qu'il voit, et ce qu'il ressent au moment de peindre. Ce moment de confidence, cet instant où l'émotion naît de la rencontre. Ils ne sont plus beaucoup à partager cet idéal, de refuser les diktats de la mode. Peindre c'est sa patience, sa persévérance, avec obstination sans jamais baisser les bras. " -
J. St Aubin (Cambridge Expertise Ltd) 2008

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" Il refuse de suivre une quelconque mode picturale, et semble préférer se situer en dehors du temps. Traditionnel sans être conservateur, ancien professeur d'arts appliqués, il reste dans la lignée des classiques. Pour lui, l'artiste ne doit pas se satisfaire d'une situation confortable engendrée par des certitudes acquises. L'homme a besoin de défis, et Alain Dimpre est un homme de défis. I l travaille aussi bien et indifféremment l'huile, la technique mixte, l'aquarelle ou le pastel sec. Ces médiums, qu'il maîtrise parfaitement en font un artiste complet et lui permettent de diversifier sa quête sans pour autant se disperser.
Alain Dimpre peint des paysages et scènes de genre, de préférence dans de moyens ou grands formats, le vert, le bleu et les couleurs terre de sienne dominent. Il organise son activité dans le sens d'une approche de " maîtrise artisanale ". Son travail révèle une œuvre figurative de courant traditionnel. Format du tableau, taille des pinceaux, des brosses, des couteaux, nombre et qualités des couleurs à disposition ou temps organisé à peindre, tout semble planifié et cependant la spontanéité est bien présente. La nature environnante sert généralement de thème, les champs, les rivières et les forêts n'ont pas beaucoup de secrets pour l'artiste. Le plus souvent les œuvres combinent une apaisante quiétude à une impression d'instantané, comme si le regard se dédoublait et contemplait une scène, à la fois très lointaine et bien présente.
St Aubin. Cambridge International art 2007

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Fidèle au "métier" qu'il a appris aux Arts appliqués de Calais (ses professeurs : Jacques Declercq et Marc Ollagnon. Ses maîtres, Jeanne Thil et Georges Andrique Atelier peinture) puis aux Beaux arts de Paris. Il s'exprime à l'huile, en technique mixte, aquarelle ou au pastel sec, ces médiums, qu'il maîtrise en jouant qui plus est sur les contrastes. Des contrastes qu'il introduit par le rendu des différentes matières qu'il transpose - des contrastes visuels aussi, lorsque dans le traitement de ses œuvres il oppose lavis et médium uniment répartis, le fondu des modelés, la douceur et la violence de la texture ainsi travaillée à la rigueur du trait, le flou des formes, la précision des détails. Mais au-delà de la particularité de la facture, ce que le regard découvre dans les tableaux d'Alain DIMPRE est un espace étrange, dans lequel il lui arrive de pénétrer en vue plongeante - en contre-plongée ou en vue rasante. Un espace extérieur, le plus souvent fermé par un ou deux point de vision. Quelquefois un espace intérieur, circonscrit par l'ombre et la lumière.
Dans ces univers, où, exaltant sa palette, rayonne une intense lumière dont la source est souvent hors cadre, s'inscrivent des lieux, des formes humaines, saisies en diverses attitudes. Personnages féminins ; sur lesquels, auprès desquels, des ombres se développent. Parfois, certaines d'entre elles semblent émaner d'éléments étrangers au tableau. Dès lors, apprend-il à percevoir dans les œuvres de Alain DIMPRE cette ambivalence qui laisse affleurer, sous le rendu soucieux de vérité, l'arbitraire de la représentation - où n'entre aucune volonté de narration si ce n'est la vérité du lieu, le moment partagé, le corps livré. Parlant de sa démarche et de son travail, il dit "Travailler sur le motif, à la lumière et capter les atmosphères, les impressions c'est une façon de vivre ma peinture; je suis alors habité par le lieu, le corps que je peins. Sur le motif, le sujet n'est pas une chose importante; ce que je reproduis c'est ce qu'il y a entre le sujet et moi. Le choix des teintes, répond aux sensations reçues devant le sujet et du moment où se situe l'action de peindre. Pour traduire ce que je sens, c'est l'ombre et la lumière qui me guide; la lumière qui perce les masses cotonneuses et qui détermine les éléments qui construisent les paysages, la lumière qui dessine et sculpte les corps guide ma composition"
Galerie EVERAERTS Paris 2005

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En Art, la décadence à notre époque est devenue une plaie, une attitude de plus en plus facile à adopter. Les barbouilleurs, les bâcleurs et bricoleurs en tous genres " font " pour plaire, pour suivre une mode qui va de pair avec bêtise et l'argent. Seuls les regards ont de l'importance quand la surface devient substance. Faire sans mode, c'est un devoir, une vocation pour Alain DIMPRE. Toute autre obsession dépasse de beaucoup le seul fait d'être à la mode ; car cela exige de la rigueur que la plupart d'entre eux est incapable d'apporter à un seul instant de sa création. Il a besoin d'idées capables de transcender son imaginaire, de valoriser par le " fait " purement esthétique le moment de confidence. Car l'œuvre est une confidence. Quelles qu'est pu être ses intentions, les difficultés résolues, le travail accompli, il apparaîtra qu'il y soit présent. Ainsi la peinture épouse son être, le cheminement intérieur. Il décolle des apparences pour mieux sentir et mieux participer au tourbillon qui le brasse et l'aspire. Au souffle qui le transporte vers l'appropriation du réel au moyen de la peinture. Alors le geste est libre et c'est un geste de capture, de prédateur dont les rythmes d'opération simulent les traces obliques qui s'inscrivent dans les corps, les objets. Dans les traces effectuées dans le frais de la peinture et les phénomènes chromatiques..
M. Ardelier. Salon d'Automne à Brebières, 2002


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"Alain est né en 1944 dans le Berry à Châteauroux. Son intérêt précoce pour l'art a été influencé par son grand-père Victor qui dessinait des animaux, des arbres, des légumes pour son petit-fils. À l'âge de 10 ans, il rencontre une artiste, Jeanne Thil qui sera son maitre jusqu'en 1963 et qui convaincra ses parents de l'inscrire aux cours du jeudi à l'Ecole des Arts appliqués de Calais. A 15 ans il se consacre à plein temps aux études artistiques en préparant pendant quatre années le Certificat d'Aptitude à une Formation Artistique Supérieure. Après obtention du C.A.F.A.S. en juin 1963 il s'inscrit comme auditeur libre à l'atelier de peinture de Roger Chapelain-Midy à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris. L'assassinat de John Kennedy en novembre 63 mis fin à sa formation et ce n'est qu'en février 1965 qu'il put reprendre son parcourt en auditeur libre à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de peinture de Marcel Depré. En septembre1966 il est nommé maitre auxiliaire d'arts appliqués jusqu'en 1970. Il se présente au concours d'entré à ENNA d'Antony. Reçu, il devient professeur certifié d'arts appliqués. Il mènera de front son métier d'enseignant et son métier de peintre jusqu'en 2002. Depuis, libéré de sa charge d'enseignant il se consacre exclusivement à la peinture."
M. Ardelier.

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~ Si le travail de Alain DIMPRE est fait d'unités formelles, il cherche néanmoins constamment à perturber, à infiltrer le doute dans les systèmes établis. Hors des courants, l'artiste aborde la réalité en redéfinissant les rôles de chacun. Décrire. Puis, sans apriorité, capturer l'émotion d'un instant de vie, saisir le temps, le mouvement et les jeux de lumière. Les " images " obtenues, sur toile montrent bien entendu des ressemblances mais les interprétations sont nécessairement différentes. Cette œuvre pose clairement la difficulté que nous pouvons avoir à définir l'autre. Les représentations de l'artiste rassemblent autant de personnages, d'écrans qui montrent différents visages du corps et soulignent le caractère aléatoire de la réalité. Alain DIMPRE sonde les limites qui séparent l'être et le paraître en pointant les contradictions. De lui-même, il dit " je ne suis pas artiste. Je suis artisan, je fais mon travail, demain, je puis aussi faire autre chose " pour poursuivre par " cherche toujours à être toi-même " (2) à quoi on pourrait ajouter " et tu finiras peut-être par savoir qui tu es ". Alain DIMPRE propose de (re)construire en permanence son identité en additionnant les informations, en essayant de comprendre les mécanismes d'identifications dans leur complexité, pour finalement se remettre en question et chercher ce qui perdure à travers tous ces personnages.
Cornelia Sontag, Paris, Espace Delpha , 1993

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~ Alain DIMPRE est un peintre qui sait voir, voir vraiment au point de donner à voir et de questionner le spectateur. C'est l'écriture pour créer le dialogue autour de ce qui le fascine, ce qu'il aime aussi, rien de plus mais rien de moins. Dans sa peinture, la technique est au service de l'idée mais pour lui ce n'est pas l'essentiel ; c'est un moyen au service d'une fin ; Inventer, associer des couleurs, ne pas être prisonnier des habitudes manuelles et mentales, ne pas se répéter. Il ne se met au travail que lorsque celui de l'esprit est avancé et revient sur une œuvre jusqu'au moment où tout bascule. Il faut que son travail soit significatif d'un moment, d'un regard croisé…un espace vide comme la toile, lieu de ce qui fut et de ce qui va être. Lieu qui appartient à l'artiste. Chez lui, c'est un combat constant, une mise à l'épreuve personnelle pour tendre à la vérité…la sienne.
M. Deltombe, Palais de l'Europe du Touquet, 1987



Journeaux : Articles







Analyse Artrinet de l’œuvre de DIMPRE Alain


Classification :
A330-B200-B210-C130-D140
(DIMPRE Alain
www.dimpre.net

Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A - formalisme, B - matérialité, C - investissement, D - communication) positionne l’œuvre de l’artiste dans l’histoire de l’art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s’étant exprimés dans une approche voisine.


A :
FORMALISME
Le premier critère porte sur le formalisme de l'oeuvre : que voit-on quand on regarde une oeuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "abstrait" au plus "réaliste").?
A330 : Figurations douces
figures formellement, matériellement, plutôt douces (Edward Hopper, Balthus, Edouard Pignon, P. Klossowski, Sam Szafran, A. Garcia Lopez, ...).


B :
MATERIALITE
Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S'agit-il de pur concept, de jeu de matières, d'objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?
B200 : en matérialité structurée, avec prééminence des couleurs
avec leurs force intrinsèque, symbolique (p.ex. "les bleus" de Monory, "les rouges" de G. Fromanger), historique, sociale, etc., et leur structuration (Jules Olitsky, Peter Halley, ...).
B210 : en matérialité structurée, avec prééminence des matières
leur épaisseur, leur composition ou leur travail architectonique plutôt structuré, comment les matières sont "bâties", (Eugène Leroy, Bertrand Lavier, ...).


C :
INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT
Le troisième critère porte sur « l'investissement » de l'artiste dans son oeuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l'artiste s'investit-il dans son oeuvre ? Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...).
C130 : plus vers l'intellectualité / l'essence, travail intérieur axé plus vers l'introspectif
paysages intérieurs, émotions, sensations (Arpad Szenes, ...), sérénité ("Monochromes" de Yves Klein, ...), équilibre ("mandalas" de Augustin Lesage ou Adolf Wölfli, ...), mémoire ("les boîtes" de Boltanski, ...). Pour la recherche d'un équilibre "ressenti".


D :
COMMUNICATION
Le quatrième critère porte sur l'aspect « communication » : L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses oeuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal").
D140 : via le signifiant
en partant du principe que les travaux sur les signifiants forment en eux-même un discours assumé (par exemple: "les châssis" de Daniel Dezeuze, etc., etc., ...) avec exploration et déclinaison
- d'une même thématique pour lui faire dire un maximum (les "Saintes Victoires" de Cézanne, les "Marylin" de Andy Warhol, les "méthodes" de Rutault, les "corps" de J. et D. Chapman, ou de Katharina Fritsch, ...).
- ou d'une même ressource (objets, matériaux, etc.: les "bananes" de G. Titus Carmel; les "soldats" de Miralda; les "mégots" de Damien Hirst ...) pour en explorer toutes ses facettes.







SAM 2015 Honfleur 6 au10 juin 2015

Salon International Beffroi de BRUGgE

APAPCO le TOUQUET

Exposition personnelle st Pol sur Ternoise

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