ALAIN DIMPRE


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Textes

TEXTES SUR MON TRAVAIL

Alain DIMPRE, au musée municipal de Saint Pol sur Ternoise du 19 septembre au 11 octobre 2020, Alain DIMPRE, bien connu des Saint-Polois, expose ses œuvres au musée Danvin. Natif de l'Indre, il dessine depuis son plus jeune âge. En 1954, à Calais, il fait la rencontre de Jeanne THIL, artiste-peintre, qui sera son maître jusqu'en 1963. De 1959 à 1963, Alain DIMPRE croise le chemin de Georges ANDRIQUE. Il entre alors à l'Ecole des arts appliqués de Calais.
Il fera aussi l'heureuse rencontre avec Alfred MANESSIER, d'abord au Crotoy, puis au Touquet.
Depuis 1967, l'artiste expose autant en groupes qu'individuellement. Peintre figuratif professionnel, Alain DIMPRE construit son travail en combinant les exigences de rigueur dans la mise en place, le dessin de l'œuvre, et l'exigence technique dans l'application des matières et des plages colorées.
Sociétaire des Artistes Français, il participe aux salons depuis 1989. Le peintre expose ses œuvres partout dans le monde : les Etats-Unis, Belgique, Pays-Bas, Portugal, Deauville, Lyon, Le Touquet, Paris…
Il obtient de nombreux prix, tels que la Médaille d'Or au Grand Prix Arts Inter à Chambéry-la-Ravoire ou encore, la médaille d'argent au salon des Beaux-Arts de Lutèce 2006 à Paris.
De 2004 à 2008, Alain Dimpre organise à Saint-Pol-sur-Ternoise le Salon des artistes en Ternois qui rassemble la plupart des artistes des Haut de France.


TEXTS ON MY WORK

Alain DIMPRE, at the Saint Pol municipal museum on Ternoise from September 19 to October 11, 2020, Alain DIMPRE, well known to the Saint-Polois, exhibits his works at the Danvin Museum. A native of Indre, he has been drawing since he was a child. In 1954, in Calais, he met Jeanne THIL, a painter, who was his master until 1963. From 1959 to 1963, Alain DIMPRE crossed paths with Georges ANDRIQUE. He then entered the School of Applied Arts in Calais.
He also made the happy meeting with Alfred MANESSIER, first at Crotoy and then at Le Touquet.
Since 1967, the artist has exhibited in groups as well as individually. A professional figurative painter, Alain DIMPRE builds his work by combining the requirements of rigor in the setting, the design of the work, and the technical requirement in the application of colorful materials and beaches.
A member of french artists, he has been participating in the fairs since 1989. The painter exhibits his works all over the world: the United States, Belgium, the Netherlands, Portugal, Deauville, Lyon, Le Touquet, Paris...
He won numerous awards, such as the Gold Medal at the Grand Prix Arts Inter in Chambéry-la-Ravoire or the silver medal at the 2006 Lutèce Fine Arts Fair in Paris.
From 2004 to 2008, Alain Dimpre organized the Salon des artistes en Ternois in Saint-Pol-sur-Ternoise, which brought together most of the artists from the Haut de France.

La pièce où il travaille, une véranda, avec ses matériels, la lumière, ses couleurs, le reflet du ciel et le jardin dans la fenêtre, l'Atelier jouxtant le salon avec sa famille, ses amis... se trouve être un lieu de travail et de plaisir constant. Alain interroge la réalité qui l'entoure, la dissèque et la capte sur ses toiles. Le peintre commence toujours par appliquer sur la toile un fond coloré en contraste avec la dominante du sujet à exécuter. Des formes, des combinaisons colorées apparaissent. Elles suscitent alors des rapprochements avec la réalité ambiante. C'est à ce moment-là que l'artiste qui " tient " son idée, que naît le " sujet ".
Après le premier moment passé à mettre en place le sujet...il décide de prendre du recul, réfléchir aux options que qu'il va prendre et recadrer son travail par rapport à l'idée mentale qui est le point de départ de son envie de peindre.
Il dit : "
Je préfère travailler avec peu de couleurs et privilégier des mélanges pour coller avec les valeurs.
Autour de ce point de départ, la toile s'organise, la naissance est là "
. Ouverture des ateliers d'Artistes 2018. l'Abeille de la ternoise.

Propos d'Alain Dimpre recueillis au vernissage du salon.
Etre peintre, sculpteur, graveur c'est avant tout un métier ; être artiste c'est s'engager pour un idéal, s'engager à apprendre et travailler tous les jours. Les techniques s'assimilent, le talent se cultive et en découle
Tout ce que qu'il a appris auprès de ses professeurs, de ses maîtres, tout ce qu'il apprend encore, tout ce qu'il sait maintenant est la récolte de ses apprentissages et de la rigueur de son travail, sans plus, sans fard. C'est d'ailleurs le seul talent qu'il se reconnaisse vraiment : être de plus en plus son maître, son propre guide et de transmettre à ceux et celles qui le désirent, la rigueur de l'apprentissage pour pouvoir un jour….enfin en jouir.
Pour lui la peinture est un mode de vie, il y met son âme, rien n'est fait au hasard, la composition, la lumière, les valeurs, les objets, les éléments, les paysages, les corps, tout est pensé, muri, travaillé, avant d'être traduit sur la toile. Les sujets traités doivent provoquer une émotion, la sienne qui déclenche alors l'envie de se surprendre et peindre, peindre encore.
Invité d'honneur au Salon des artistes de Douai, Octobre 2017.

Ne pas se répéter, ne pas être prisonnier des habitudes manuelles et mentales. Alain Dimpre veux faire des tableaux qui soient significatifs d'un moment saisi, d'un instant, d'un regard croisé, un espace vide comme la toile à devenir, un lieu de ce qui fut, de ce qui va être. Ce lieu qui appartient à l'artiste.
Il faut aussi que son travail ait une force plastique pour tendre à la vérité…la sienne.
Les paysages, les personnages, c'est aussi l'écriture pour créer un dialogue autour de ce qui le fascine, rien de plus mais rien de moins.
Peindre c'est comme une cérémonie initiatique pour faire sortir l'homme…son moi des ténèbres et le conduire à travers les épreuves vers la lumière…mais quelle lumière…quelle jouissance.
Exposition personnelle à l'Office de tourisme de la baie de Somme. Abbeville , 17 au 29 juin 2017

Si on doit décrire plus en profondeur le travail de l'artiste, on retiendra qu'Alain jongle avec justesse sur le travail de la mise en place, le dessin, la colorisation : bref, une recherche technique volontairement poussée et maitrisée afin de laisser place à l'essentiel : l'œuvre épurée dans toute sa sensibilité. Son objectif artistique est de porter aux regards l'émotion qui se dégage d'un paysage, d'une chose, d'un corps ou d'un lieu. À 70 ans, Alain Dimpre continue à se rendre quotidiennement à son atelier où il poursuit sa quête. Libre dans sa démarche artistique, il se considère comme un artiste visuel. Il peint ce qu'il voit et ses œuvres sont son carnet de notes, de souvenirs. Il peint son quotidien.
Alain Dimpre utilise la technique (jusqu'à se comparer à un artisan) pour évincer toutes les fioritures esthétiques courantes et retranscrire SA vision du monde, notamment de la nature, sujet qui l'inspire principalement.
Invité d'honneur au Salon Bellon Saint Nicolas les Arras 2016

Alain Dimpre : "
Si je n'avais plus rien à apprendre, j'arrêterais de peindre ! "
Entre des expositions à Paris en décembre et en janvier, et d'autres à venir d'ici l'été aux Pays-Bas, au salon du Touquet et à Bruges, Alain Dimpre a accepté l'invitation du musée Bruno-Danvin pour présenter une quarantaine de tableaux dans sa ville de Saint-Pol. Rencontre, en marge de cette exposition, avec un artiste qui " fonctionne à l'envie ", avec la même passion qu'à ses débuts. L'artiste expose une quarantaine de ses toiles jusqu'au 15 avril au musée Danvin.
"
Foncièrement, si je n'avais plus rien à apprendre, j'arrêterais de peindre. Si je savais à l'avance ce que mon travail va donner, si cela devenait mécanique, s'il n'y avait plus cette jouissance intellectuelle, je ne continuerais pas... " Il est comme ça Alain Dimpre. Exigeant et passionné. Artiste-peintre pas boulimique, non, mais qui essaie de travailler tous les jours. Et qui aime également se lancer dans plusieurs toiles en même temps. Un coup d'œil à son atelier le confirme. Le tableau d'un bateau partant pour la pêche en baie de Canche sèche à peine, au côté d'une vue de la campagne ternésienne sous la neige, que, déjà, deux autres tableaux sont en cours... " Ici un petit coin du golfe du Morbihan ; et là... mon garage ! J'y faisais du rangement quand j'ai été séduit par la lumière du soleil jaillissant des hublots de la porte ! "
Palette riche : À travers cet exemple, ce contraste, c'est la richesse de la palette d'Alain Dimpre qui s'expose à son tour. L'éclectisme des sujets qu'il peint. Le seul fil conducteur est l'émotion que dégagent ses sujets. "
Là je viens de faire une toile du secteur d'Occoche sous la neige, où je vais courir tous les deux jours. À ce moment précis, j'ai été séduit par une lumière différente, qui m'a donné envie de faire ce tableau. " Le sociétaire des Artistes français passe ainsi d'une marine à un nu, un paysage... " Je touche à tout, c'est ce qui surprend. Je peins uniquement des lieux que j'ai vus ou visités, à partir de croquis et de relevés personnels. J'utilise ensuite une technique mixte, en commençant par de l'acrylique pour les valeurs et les formes, et en terminant à l'huile. "
Tisser des liens : Pour son exposition à Saint-Pol jusqu'au 15 avril, la quatrième de sa carrière depuis 1990, Alain Dimpre a choisi de présenter une quarantaine de tableaux peints en 2012 et 2013. Une sélection représentative de son travail, qui mêle les thèmes et offre un panel du travail de l'artiste. Un aperçu auquel s'ajoute la volonté de transmettre. "
Les gens savent ce que je fais, sans plus... Les portes de mon atelier sont ouvertes, j'accueille chaque mardi un groupe d'adultes qui vient travailler ici. Cette exposition à Saint-Pol est aussi un moyen de tisser des liens, d'expliquer ma peinture, y compris aux enfants des écoles. C'est important pour moi de discuter et de montrer comment je travaille. C'est ça aussi démocratiser l'art ! "
Et s'il a cette ambition aujourd'hui plus qu'hier, c'est qu'Alain Dimpre s'en sent désormais capable. "
J'ai appris un métier et à 69 ans, je commence à savoir travailler, même si je me pose encore des questions. Je suis arrivé au stade où je maîtrise presque complètement toutes les techniques, je me suis libéré des contraintes.. " Rendez-vous au musée Danvin jusqu'au 15 avril pour en apprécier le résultat !
Exposition d'Alain Dimpre au musée Bruno-Danvin. 30/03/2013 La voix du nord





The room where he works, a veranda, with its materials, light, colors, reflection of the sky and the garden in the window, the Workshop adjoining the living room with his family, friends... happens to be a place of work and constant pleasure. Alain questions the reality that surrounds her, dissects her and captures her on her canvases. The painter always begins by applying a coloured background to the canvas in contrast to the dominant subject to be executed. Shapes and coloured combinations appear. They then bring them closer to the ambient reality. It is at this time that the artist who "holds" his idea, that the "subject" is born.
After the first moment spent setting up the subject... he decides to step back, think about the options he will take and reframe his work in relation to the mental idea that is the starting point of his desire to paint.
He says: "I prefer to work with few colors and prefer blends to stick with the values.
Around this starting point, the canvas is organized, the birth is there".
Artists 2018 workshops open. The Bee of the Ternoise.

About Alain Dimpre gathered at the opening of the show.
Being a painter, a sculptor, an engraver, is above all a profession; To be an artist is to commit to an ideal, to commit to learning and working every day. Techniques assimilate, talent is cultivated and derives from it
All he has learned from his teachers, his teachers, everything he still learns, all he knows now is the harvest of his learning and the rigor of his work, without more, without blush. It is also the only talent that he really recognizes: to be more and more his master, his own guide and to pass on to those who desire, the rigor of learning to be able to one day....finally enjoy it.
For him painting is a way of life, he puts his soul into it, nothing is done at random, composition, light, values, objects, elements, landscapes, bodies, everything is thought, matured, worked, before being translated on the canvas. The subjects treated must provoke an emotion, his own which then triggers the desire to surprise and paint, paint again.
Guest of honor at the Douai Artists' Show, October 2017.

Do not repeat, do not be a prisoner of manual and mental habits. Alain Dimpre wants to make paintings that are significant of a moment seized, of a moment, of a cross-eyed gaze, an empty space like the canvas to become, a place of what was, of what is going to be. This place belongs to the artist.
His work must also have a plastic force to strive for the truth... Hers.
The landscapes, the characters, it is also the writing to create a dialogue around what fascinates him, nothing more but nothing less.
Painting is like an initiation ceremony to get man out... his self of darkness and lead him through the trials to the light... but what a light... what enjoyment.
Personal exhibition at the Somme Bay Tourist Board. Abbeville , June 17-29, 2017

If we have to describe in more depth the work of the artist, it will be remembered that Alain rightly juggles the work of setting up, drawing, colorization: in short, a technical research deliberately pushed and under control in order to make room for the the essential: the work purified in all its sensitivity. Its artistic objective is to bring to the eye the emotion that emerges from a landscape, a thing, a body or a place. At the age of 70, Alain Dimpre continues to visit his studio every day where he continues his quest. Free in his artistic approach, he considers himself a visual artist. He paints what he sees and his works are his notebook, memories. He paints his daily life. Alain Dimpre uses the technique (until he compares himself to a craftsman) to oust all the common aesthetic flourishes and to transcribe SA vision of the world, especially nature, a subject that mainly inspires him. Guest of honour at the Bellon Saint Nicolas les Arras 2016 Show

Alain Dimpre: "If I had nothing left to learn, I would stop painting!"
Between exhibitions in Paris in December and January, and more to come by the summer in the Netherlands, at the Le Touquet fair and in Bruges, Alain Dimpre accepted the invitation of the Bruno-Danvin Museum to present some forty paintings in his city of Saint-Pol. Meeting, on the margins of this exhibition, with an artist who "works with envy", with the same passion as in his early days. The artist is exhibiting some forty of his paintings until 15 April at the Danvin Museum.
" Basically, if I had nothing left to learn, I would stop painting. If I knew in advance what my work would give, if it became mechanical, if there was no more this intellectual enjoyment, I would not continue... " He's like that Alain Dimpre. Demanding and passionate. Artist-painter not bulimic, no, but who tries to work every day. And who also likes to launch into several canvases at the same time. A glance at his studio confirms this. The picture of a boat going for fishing in the Bay of Canche barely dries, next to a view of the countryside in the snow, that, already, two other paintings are in progress ... "Here a small corner of the Gulf of Morbihan; and there... my garage! I was tidying up there when I was seduced by the sunlight gushing from the windows of the door! "
Weaving links: For his exhibition in Saint-Pol until April 15, the fourth of his career since 1990, Alain Dimpre chose to present some forty paintings painted in 2012 and 2013. A representative selection of his work, which mixes themes and offers a panel of the artist's work. This overview is complemented by the will to pass on. "People know what I'm doing, nothing more... The doors of my workshop are open, I welcome every Tuesday a group of adults who come to work here. This exhibition in Saint-Pol is also a way to forge links, to explain my painting, including to the children of the schools. It's important for me to talk and show how I work. This is also the democratization of art! "
And if he has this ambition today more than yesterday, it is because Alain Dimpre now feels able to do so. "I learned a trade and at 69, I'm starting to know how to work, even though I still have questions. I got to the stage where I mastered almost completely all the techniques, I freed myself from the constraints. "Go to the Danvin Museum until April 15th to see the result!
Alain Dimpre's exhibition at the Bruno-Danvin Museum. 30/03/2013 The Voice of the North

Passionate about drawing from an early age, Alain Dimpre, now Saint-Polois, had the chance to meet Jeanne Thil, a renowned artist, at her great-aunt's house in Calais, then Georges Andrique, her other master. The click occurred and he joined the School of Applied Arts in Calais before preparing the CAFAS (certificate of aptitude for higher artistic training) and then enrolling as a free listener at the Beaux-Arts in Paris and continuing his creative approach.
After a stint at havas in 1965, Alain Dimpre entered the National Education in 1966 as an auxiliary master in Tourcoing, which allowed him to attend the Lille School of Fine Arts while practising his profession. Profession that then took him to various cities in the region and finally to Saint-Pol-sur-Ternoise where he taught from 1989 to 2002, with dis years in Ettaples.
It was during an exhibition at the Palais de l'Europe du Touquet, in which he participated in 1987 at the request of Léonce Déprez, that his creativity was revealed to the public. "From there, it seems that my work has pleased since I was invited to Deauville in 1988, then to the Salon des artistes Français since 1989... and some paintings have been exhibited in the United States" explains the Saint-polois painter whose modesty prevents him from pointing out the permanent presence in several galleries including EverArts in Paris, exhibitions in Lyon, Prague... Although he admits that he has never been able to make a living from his art, satisfaction has often been the order of the day.
Always learn "I work what I see, here in the vicinity when I have time or in the workshop. I often have several paintings of different styles in progress" notes the artist, looking at the evocation of a caravan village, a reminder of his youth that came back to him when he found in his archives a drawing made at the time. But he may as well tackle a beautiful bouquet that one of the trainees who attend sits on Tuesday afternoon will have brought to the workshop "because I paint above all what causes an emotion in me. It can be a landscape, an atmosphere, a light or a shadow... ».
Alain Dimpre, qui procède avec la technique des glacis de couleurs, s’insurge un peu contre ceux qui s’instituent artistes peintres du jour au lendemain sans aucune formation de base. « J’ai 66 ans, je continue à apprendre et je ne réalise que trente à trente-cinq tableaux par an » dit-il pour montrer qu’il s’accorde le temps de bien maîtriser son sujet, « car c’est une façon de vivre ma peinture et je suis alors habité par le lieu ou le corps que je peins ».
Pour transmettre son savoir et poursuivre ce qui fut son métier et sa passion, Alain Dimpre anime chaque mardi après-midi, dans son atelier de la rue Pasteur, des cours de dessin et de peinture. Après avoir créé et animé une association artistique locale aujourd’hui disparue, il souhaite maintenant mettre sur pied un collectif d’artistes dans le Saint-Polois.
Bernard Queste L'Écho du Pas-de-Calais n°111 Septembre 2010 URL : echo62



Dès le premier regard sur le travail d'Alain Dimpre, on place cet artiste parmi les peintres figuratifs. Cet homme né en 1944 fût initié à la peinture dès son plus jeune âge, d'abord par son grand-père (Victor Dimpre) puis par Jeanne Thil qui conseilla aux parents d'Alain de l'inscrire aux cours de peintures... Il entre à l'Ecole Nationale des Beaux-arts de Paris en 63 pour ensuite entrer dans la vie active et dans des métiers tous liés au monde de l'Art (entre autres : coloriste à agence Havas, prof certifié d'Arts Appliqués à l'ENNA, etc...). Sa vie est constituée de rencontres (Jeanne Thil déjà citée, Roger Chapelain Midy, Henri Dimpre, Marcel Depré, Alfred Manessier...).
Son œuvre est très différente des autres peintres. Comme un peintre abstrait se dégagera du superflu pour ne laisser que le squelette du "sujet", Alain Dimpre utilise la technique (jusqu'à se comparer à un artisan) pour évincer toutes les fioritures esthétiques courantes et retranscrire SA vision du monde, notamment de la nature, sujet qui l'inspire principalement.
Bienvenue dans son domaine ! Il vous invite à y découvrir, à travers sa biographie, son agenda ou la visite virtuelle de collections et d'expositions reliées à son œuvre et sa carrière.
Découvrez à l'Atelier, sa toute dernière production, mais aussi les œuvres anciennes qu'il a conservées, témoins des principales étapes de son itinéraire. Partagez, sa passion pour la nature, pour les corps, à travers ses œuvres.
Et si ses œuvres vous intéressent, Peut-être souhaiterez-vous alors amorcer un dialogue et acquérir une œuvre? À moins que vous ne visitiez une galerie qui le représente ou même que vous veniez le rencontrer à l'atelier ?
Art en Nord 2012

Passionné de dessin depuis son plus jeune âge, Alain Dimpre, aujourd’hui Saint-Polois, a eu la chance de rencontrer Jeanne Thil, une artiste de renom, chez sa grand-tante à Calais, puis Georges Andrique, son autre maître.
Le déclic s’est produit et il a intégré l’école d’Arts appliqués de Calais pour préparer les
CFE Arts appliqués, DSP Technicien Dessin Publicitaire et C.A.F.A.S ( certificat d’aptitude à une formation artistique supérieure). puis de s’inscrire en auditeur libre aux Beaux-arts de Paris et de poursuivre sa démarche créatrice.
Après un passage à l’agence Havas en 1965, Alain Dimpre est entré dans l’Éducation nationale en 1966 en qualité de maître-auxiliaire à Tourcoing, ce qui lui a permis de suivre les cours de l’école des Beaux-arts de Lille tout en exerçant son métier. Profession qui l’a ensuite conduit en diverses villes de la région et finalement à Saint-Pol-sur-Ternoise où il a enseigné de 1989 à 2002, après dix ans à Étaples.
C’est lors d’une exposition au Palais de l’Europe du Touquet, à laquelle il a participé en 1987 à la demande de Léonce Déprez, que sa créativité a été révélée au public. « À partir de là, il semble que mon travail a plu puisque j’ai été invité à Deauville en 1988, puis au Salon des artistes français depuis 1989… et quelques toiles ont été exposées aux états-Unis » explique le peintre saint-polois dont la modestie l’empêche de signaler la présence permanente dans plusieurs galeries dont EverArts à Paris, des expositions à Lyon, à Prague… Même s’il avoue n’avoir jamais pu vivre de son art, la satisfaction a souvent été au rendez-vous.
Toujours apprendre « Je travaille ce que je vois, ici dans les environs quand j’ai le temps ou alors en atelier. J’ai souvent plusieurs toiles de styles différents en cours » fait remarquer l’artiste en se penchant sur l’évocation d’un village de caravanes, souvenir de sa jeunesse qui lui est revenu en retrouvant dans ses archives un dessin réalisé à l’époque. Mais il peut aussi bien s’attaquer à un superbe bouquet que l’une des stagiaires qui suivent ses cours du mardi après-midi aura apporté à l’atelier « car je peins avant tout ce qui provoque une émotion chez moi. Ça peut être un paysage, une ambiance, une lumière ou une ombre… ».
Alain Dimpre, qui procède avec la technique des glacis de couleurs, s’insurge un peu contre ceux qui s’instituent artistes peintres du jour au lendemain sans aucune formation de base. « J’ai 66 ans, je continue à apprendre et je ne réalise que trente à trente-cinq tableaux par an » dit-il pour montrer qu’il s’accorde le temps de bien maîtriser son sujet, « car c’est une façon de vivre ma peinture et je suis alors habité par le lieu ou le corps que je peins ».
Pour transmettre son savoir et poursuivre ce qui fut son métier et sa passion, Alain Dimpre anime chaque mardi après-midi, dans son atelier de la rue Pasteur, des cours de dessin et de peinture. Après avoir créé et animé une association artistique locale aujourd’hui disparue, il souhaite maintenant mettre sur pied un collectif d’artistes dans le Saint-Polois.
Bernard Questt L'Écho du Pas-de-Calais n°111 Septembre 2010 URL : echo62

" Peintre figuratif, Alain Dimpre construit son travail en combinant les exigences de rigueur dans la mise en place, le dessin de l'œuvre, et l'exigence technique dans l'application des matières et des plages colorées. Le principe étant de maîtriser la technique pour libérer l'esprit des obstacles matériels et faire que la spontanéité et l'instinct dans ce qu'ils ont de plus sensuel retrouvent leur place et leur expression naturelles. D'où la primauté du métier. Rien d'intellectuel dans sa démarche où il s'agit tout simplement d'atteindre l'émotion. Il veut peindre ce qu'il voit, et ce qu'il ressent au moment de peindre. Ce moment de confidence, cet instant où l'émotion naît de la rencontre. Ils ne sont plus beaucoup à partager cet idéal, de refuser les diktats de la mode. Peindre c'est sa patience, sa persévérance, avec obstination sans jamais baisser les bras. " - J. St Aubin (Cambridge Expertise Ltd) 2008

" Il refuse de suivre une quelconque mode picturale, et semble préférer se situer en dehors du temps. Traditionnel sans être conservateur, ancien professeur d'arts appliqués, il reste dans la lignée des classiques. Pour lui, l'artiste ne doit pas se satisfaire d'une situation confortable engendrée par des certitudes acquises. L'homme a besoin de défis, et Alain Dimpre est un homme de défis. I l travaille aussi bien et indifféremment l'huile, la technique mixte, l'aquarelle ou le pastel sec. Ces médiums, qu'il maîtrise parfaitement en font un artiste complet et lui permettent de diversifier sa quête sans pour autant se disperser.
Alain Dimpre peint des paysages et scènes de genre, de préférence dans de moyens ou grands formats, le vert, le bleu et les couleurs terre de sienne dominent. Il organise son activité dans le sens d'une approche de " maîtrise artisanale ". Son travail révèle une œuvre figurative de courant traditionnel. Format du tableau, taille des pinceaux, des brosses, des couteaux, nombre et qualités des couleurs à disposition ou temps organisé à peindre, tout semble planifié et cependant la spontanéité est bien présente. La nature environnante sert généralement de thème, les champs, les rivières et les forêts n'ont pas beaucoup de secrets pour l'artiste. Le plus souvent les œuvres combinent une apaisante quiétude à une impression d'instantané, comme si le regard se dédoublait et contemplait une scène, à la fois très lointaine et bien présente.
St Aubin. Cambridge International art 2007

Fidèle au "métier" qu'il a appris aux Arts appliqués de Calais (ses professeurs : Jacques Declercq et Marc Ollagnon. Ses maîtres, Jeanne Thil et Georges Andrique Atelier peinture) puis aux Beaux arts de Paris. Il s'exprime à l'huile, en technique mixte, aquarelle ou au pastel sec, ces médiums, qu'il maîtrise en jouant qui plus est sur les contrastes. Des contrastes qu'il introduit par le rendu des différentes matières qu'il transpose - des contrastes visuels aussi, lorsque dans le traitement de ses œuvres il oppose lavis et médium uniment répartis, le fondu des modelés, la douceur et la violence de la texture ainsi travaillée à la rigueur du trait, le flou des formes, la précision des détails. Mais au-delà de la particularité de la facture, ce que le regard découvre dans les tableaux d'Alain DIMPRE est un espace étrange, dans lequel il lui arrive de pénétrer en vue plongeante - en contre-plongée ou en vue rasante. Un espace extérieur, le plus souvent fermé par un ou deux point de vision. Quelquefois un espace intérieur, circonscrit par l'ombre et la lumière.
Dans ces univers, où, exaltant sa palette, rayonne une intense lumière dont la source est souvent hors cadre, s'inscrivent des lieux, des formes humaines, saisies en diverses attitudes. Personnages féminins ; sur lesquels, auprès desquels, des ombres se développent. Parfois, certaines d'entre elles semblent émaner d'éléments étrangers au tableau. Dès lors, apprend-il à percevoir dans les œuvres de Alain DIMPRE cette ambivalence qui laisse affleurer, sous le rendu soucieux de vérité, l'arbitraire de la représentation - où n'entre aucune volonté de narration si ce n'est la vérité du lieu, le moment partagé, le corps livré. Parlant de sa démarche et de son travail, il dit "Travailler sur le motif, à la lumière et capter les atmosphères, les impressions c'est une façon de vivre ma peinture; je suis alors habité par le lieu, le corps que je peins. Sur le motif, le sujet n'est pas une chose importante; ce que je reproduis c'est ce qu'il y a entre le sujet et moi. Le choix des teintes, répond aux sensations reçues devant le sujet et du moment où se situe l'action de peindre. Pour traduire ce que je sens, c'est l'ombre et la lumière qui me guide; la lumière qui perce les masses cotonneuses et qui détermine les éléments qui construisent les paysages, la lumière qui dessine et sculpte les corps guide ma composition"
Galerie EVERAERTS Paris 2005

En Art, la décadence à notre époque est devenue une plaie, une attitude de plus en plus facile à adopter. Les barbouilleurs, les bâcleurs et bricoleurs en tous genres " font " pour plaire, pour suivre une mode qui va de pair avec bêtise et l'argent. Seuls les regards ont de l'importance quand la surface devient substance. Faire sans mode, c'est un devoir, une vocation pour Alain DIMPRE. Toute autre obsession dépasse de beaucoup le seul fait d'être à la mode ; car cela exige de la rigueur que la plupart d'entre eux est incapable d'apporter à un seul instant de sa création. Il a besoin d'idées capables de transcender son imaginaire, de valoriser par le " fait " purement esthétique le moment de confidence. Car l'œuvre est une confidence. Quelles qu'est pu être ses intentions, les difficultés résolues, le travail accompli, il apparaîtra qu'il y soit présent. Ainsi la peinture épouse son être, le cheminement intérieur. Il décolle des apparences pour mieux sentir et mieux participer au tourbillon qui le brasse et l'aspire. Au souffle qui le transporte vers l'appropriation du réel au moyen de la peinture. Alors le geste est libre et c'est un geste de capture, de prédateur dont les rythmes d'opération simulent les traces obliques qui s'inscrivent dans les corps, les objets. Dans les traces effectuées dans le frais de la peinture et les phénomènes chromatiques..
M. Ardelier. Salon d'Automne à Brebières, 2002

"Alain est né en 1944 dans le Berry à Châteauroux. Son intérêt précoce pour l'art a été influencé par son grand-père Victor qui dessinait des animaux, des arbres, des légumes pour son petit-fils. À l'âge de 10 ans, il rencontre une artiste, Jeanne Thil qui sera son maitre jusqu'en 1963 et qui convaincra ses parents de l'inscrire aux cours du jeudi à l'Ecole des Arts appliqués de Calais. A 15 ans il se consacre à plein temps aux études artistiques en préparant pendant quatre années le Certificat d'Aptitude à une Formation Artistique Supérieure. Après obtention du C.A.F.A.S. en juin 1963 il s'inscrit comme auditeur libre à l'atelier de peinture de Roger Chapelain-Midy à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris. L'assassinat de John Kennedy en novembre 63 mis fin à sa formation et ce n'est qu'en février 1965 qu'il put reprendre son parcourt en auditeur libre à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de peinture de Marcel Depré. En septembre1966 il est nommé maitre auxiliaire d'arts appliqués jusqu'en 1970. Il se présente au concours d'entré à ENNA d'Antony. Reçu, il devient professeur certifié d'arts appliqués. Il mènera de front son métier d'enseignant et son métier de peintre jusqu'en 2002. Depuis, libéré de sa charge d'enseignant il se consacre exclusivement à la peinture." M. Ardelier. 1997

Si le travail de Alain DIMPRE est fait d'unités formelles, il cherche néanmoins constamment à perturber, à infiltrer le doute dans les systèmes établis. Hors des courants, l'artiste aborde la réalité en redéfinissant les rôles de chacun. Décrire. Puis, sans apriorité, capturer l'émotion d'un instant de vie, saisir le temps, le mouvement et les jeux de lumière. Les " images " obtenues, sur toile montrent bien entendu des ressemblances mais les interprétations sont nécessairement différentes. Cette œuvre pose clairement la difficulté que nous pouvons avoir à définir l'autre. Les représentations de l'artiste rassemblent autant de personnages, d'écrans qui montrent différents visages du corps et soulignent le caractère aléatoire de la réalité. Alain DIMPRE sonde les limites qui séparent l'être et le paraître en pointant les contradictions. De lui-même, il dit " je ne suis pas artiste. Je suis artisan, je fais mon travail, demain, je puis aussi faire autre chose " pour poursuivre par " cherche toujours à être toi-même " (2) à quoi on pourrait ajouter " et tu finiras peut-être par savoir qui tu es ". Alain DIMPRE propose de (re)construire en permanence son identité en additionnant les informations, en essayant de comprendre les mécanismes d'identifications dans leur complexité, pour finalement se remettre en question et chercher ce qui perdure à travers tous ces personnages.
Cornelia Sontag, Paris, Espace Delpha , 1993

Alain DIMPRE est un peintre qui sait voir, voir vraiment au point de donner à voir et de questionner le spectateur. C'est l'écriture pour créer le dialogue autour de ce qui le fascine, ce qu'il aime aussi, rien de plus mais rien de moins. Dans sa peinture, la technique est au service de l'idée mais pour lui ce n'est pas l'essentiel ; c'est un moyen au service d'une fin ; Inventer, associer des couleurs, ne pas être prisonnier des habitudes manuelles et mentales, ne pas se répéter. Il ne se met au travail que lorsque celui de l'esprit est avancé et revient sur une œuvre jusqu'au moment où tout bascule. Il faut que son travail soit significatif d'un moment, d'un regard croisé…un espace vide comme la toile, lieu de ce qui fut et de ce qui va être. Lieu qui appartient à l'artiste. Chez lui, c'est un combat constant, une mise à l'épreuve personnelle pour tendre à la vérité…la sienne.
M. Deltombe, Palais de l'Europe du Touquet, 1987




Dimpre uses the technique (until he compares himself to a craftsman) to oust all the common aesthetic flourishes and transcribe SA worldview, nature, a subject that mainly inspires him.
Welcome to his field! He invites you to discover, through his biography, his diary or the virtual tour of collections and exhibitions related to his work and career.
Discover at the Atelier, his latest production, but also the old works he has preserved, witnesses of the main stages of his itinerary. Share his passion for nature, for bodies, through his works.
And if you are interested in his works, perhaps you would like to start a dialogue and acquire a work? Unless you visit a gallery that represents him or even come to meet him at the workshop?
Art in the North 2012

Passionate about drawing from an early age, Alain Dimpre, now Saint-Polois, had the chance to meet Jeanne Thil, a renowned artist, at her great-aunt's house in Calais, then Georges Andrique, her other master. The click occurred and he joined the School of Applied Arts in Calais before preparing the CAFAS (certificate of aptitude for higher artistic training) and then enrolling as a free listener at the Beaux-Arts in Paris and continuing his creative approach.
After a stint at havas in 1965, Alain Dimpre entered the National Education in 1966 as an auxiliary master in Tourcoing, which allowed him to attend the Lille School of Fine Arts while practising his profession. Profession that then took him to various cities in the region and finally to Saint-Pol-sur-Ternoise where he taught from 1989 to 2002, with dis years in Ettaples.
It was during an exhibition at the Palais de l'Europe du Touquet, in which he participated in 1987 at the request of Léonce Déprez, that his creativity was revealed to the public. "From there, it seems that my work has pleased since I was invited to Deauville in 1988, then to the Salon des artistes Français since 1989... and some paintings have been exhibited in the United States" explains the Saint-polois painter whose modesty prevents him from pointing out the permanent presence in several galleries including EverArts in Paris, exhibitions in Lyon, Prague... Although he admits that he has never been able to make a living from his art, satisfaction has often been the order of the day.
Always learn "I work what I see, here in the vicinity when I have time or in the workshop. I often have several paintings of different styles in progress" notes the artist, looking at the evocation of a caravan village, a reminder of his youth that came back to him when he found in his archives a drawing made at the time. But he may as well tackle a beautiful bouquet that one of the trainees who attend sits on Tuesday afternoon will have brought to the workshop "because I paint above all what causes an emotion in me. It can be a landscape, an atmosphere, a light or a shadow... ».
Alain Dimpre, who proceeds with the technique of color glazes, rebels a little against those who settle painters overnight without any basic training. "I am 66 years old, I continue to learn and I only make thirty to thirty-five paintings a year," he says to show that he gives himself time to master his subject, "because it is a way of living my painting and I am then inhabited by the place or body i paint s." To pass on his knowledge and pursue what was his profession and his passion, Alain Dimpre leads every Tuesday afternoon, in his workshop on Rue Pasteur, courses in drawing and painting. After creating and leading a now-defunct local art association, he now wants to set up a collective of artists in the Saint-Polois. Bernard Queste L'Echo du Pas-de-Calais No.111

September 2010 URL: echo62

Dimpre uses the technique (until he compares himself to a craftsman) to oust all the common aesthetic flourishes and transcribe SA worldview, nature, a subject that mainly inspires him.
Welcome to his field! He invites you to discover, through his biography, his diary or the virtual tour of collections and exhibitions related to his work and career.
Discover at the Atelier, his latest production, but also the old works he has preserved, witnesses of the main stages of his itinerary. Share his passion for nature, for bodies, through his works.
And if you are interested in his works, perhaps you would like to start a dialogue and acquire a work? Unless you visit a gallery that represents him or even come to meet him at the workshop? Art in the North 2012
From the first glance at Alain Dimpre's work, this artist is placed among the figurative painters. This man born in 1944 was introduced to painting from an early age, first by his grandfather (Victor Dimpre) and then by Jeanne Thil who advised Alain's parents to enrol him in painting classes... He entered the Ecole Nationale des Beaux-Arts in Paris in 63 and then entered the working life and in occupations all related to the world of Art (among others: colorist at Havas agency, certified professor of Applied Arts at ENNA, etc. His life consists of encounters (Jeanne Thil already mentioned, Roger Chapelain Midy, Henri Dimpre, Marcel Depré, Alfred Manessier...).
His work is very different from other painters. As an abstract painter will free himself from the superfluous to leave only the skeleton of the "subject", Alain Figurative painter, Alain Dimpre builds his work by combining the requirements of rigor in the setting, the drawing of the work, and the technical requirement in the application of materials and colored beaches. The principle is to master the technique to free the mind from material obstacles and to make spontaneity and instinct in what they have most sensual regain their natural place and expression. Hence the primacy of the profession. Nothing intellectual in his approach where it is simply a matter of reaching emotion. He wants to paint what he sees, and how he feels when he paints. This moment of confidence, this moment when emotion arises from the encounter. There are not many of them to share this ideal, to refuse the dictates of fashion. Painting is his patience, his perseverance, with obstinacy without ever giving up. "
- J. St Aubin (Cambridge Expertise Ltd) 2008

"He refuses to follow any pictorial fashion, and seems to prefer to be outside of time. Traditional without being a curator, a former professor of applied arts, he remains in line with the classics. For him, the artist should not be satisfied with a comfortable situation created by acquired certainties. Man needs challenges, and Alain Dimpre is a man of challenges. It works as well and indifferently oil, mixed technique, watercolor or dry pastel. These mediums, which he masters perfectly make him a complete artist and allow him to diversify his quest without scattering.

Alain Dimpre peint des paysages et scènes de genre, de préférence dans de moyens ou grands formats, le vert, le bleu et les couleurs terre de sienne dominent. Il organise son activité dans le sens d'une approche de " maîtrise artisanale ". Son travail révèle une œuvre figurative de courant traditionnel. Format du tableau, taille des pinceaux, des brosses, des couteaux, nombre et qualités des couleurs à disposition ou temps organisé à peindre, tout semble planifié et cependant la spontanéité est bien présente. La nature environnante sert généralement de thème, les champs, les rivières et les forêts n'ont pas beaucoup de secrets pour l'artiste. Le plus souvent les œuvres combinent une apaisante quiétude à une impression d'instantané, comme si le regard se dédoublait et contemplait une scène, à la fois très lointaine et bien présente.
St Aubin. Cambridge International art 2007

True to the "trade" he learned at the Applied Arts of Calais (his teachers: Jacques Declercq and Marc Ollagnon. His masters, Jeanne Thil and Georges Andrique Atelier painting) and then at the Fine Arts of Paris. He expresses himself in oil, mixed technique, watercolor or dry pastel, these mediums, which he masters by playing on contrasts. Contrasts that he introduces by the rendering of the different materials he transposes - visual contrasts too, when in the treatment of his works he contrasts laavis and medium unitedly distributed, the melting of the models, the softness and violence of the texture thus worked to the rigor of the line, the blur of the forms, the precision of the details. But beyond the peculiarity of the invoice, what the eye discovers in Alain DIMPRE's paintings is a strange space, in which he sometimes enters into a diving view - in a counter-dive or in a razor-sharp view. An outdoor space, usually closed by one or two point of view. Sometimes an interior space, circumscribed by shadow and light.
In these universes, where, exalting his palette, radiates an intense light whose source is often out of frame, are inscribed places, human forms, seized in various attitudes. Female characters; on which, with which, shadows develop. Sometimes some of them seem to come from elements that are foreign to the board. Therefore, he learns to perceive in Alain DIMPRE's works this ambivalence that lets the arbitrariness of representation emerge, under the fact that it is body delivered. Speaking of his approach and his work, he says "Working on the motif, in light and capturing atmospheres, impressions is a way of living my painting; I am then inhabited by the place, the body that I paint. On the ground, the subject is not an important thing; what I reproduce is what is between the subject and me. The choice of shades, responds to the sensations received in front of the subject and when the action of painting is located. To translate what I feel, it is the shadow and the light that guides me; the light that pierces the cottony masses and determines the elements that build the landscapes, the light that draws and sculpts the bodies guides my composition"
Galerie EVERAERTS Paris 2005


En Art, la décadence à notre époque est devenue une plaie, une attitude de plus en plus facile à adopter. Les barbouilleurs, les bâcleurs et bricoleurs en tous genres " font " pour plaire, pour suivre une mode qui va de pair avec bêtise et l'argent. Seuls les regards ont de l'importance quand la surface devient substance. Faire sans mode, c'est un devoir, une vocation pour Alain DIMPRE. Toute autre obsession dépasse de beaucoup le seul fait d'être à la mode ; car cela exige de la rigueur que la plupart d'entre eux est incapable d'apporter à un seul instant de sa création. Il a besoin d'idées capables de transcender son imaginaire, de valoriser par le " fait " purement esthétique le moment de confidence. Car l'œuvre est une confidence. Quelles qu'est pu être ses intentions, les difficultés résolues, le travail accompli, il apparaîtra qu'il y soit présent. Ainsi la peinture épouse son être, le cheminement intérieur. Il décolle des apparences pour mieux sentir et mieux participer au tourbillon qui le brasse et l'aspire. Au souffle qui le transporte vers l'appropriation du réel au moyen de la peinture. Alors le geste est libre et c'est un geste de capture, de prédateur dont les rythmes d'opération simulent les traces obliques qui s'inscrivent dans les corps, les objets. Dans les traces effectuées dans le frais de la peinture et les phénomènes chromatiques..
M. Ardelier. Salon d'Automne à Brebières, 2002

"Alain est né en 1944 dans le Berry à Châteauroux. Son intérêt précoce pour l'art a été influencé par son grand-père Victor qui dessinait des animaux, des arbres, des légumes pour son petit-fils. À l'âge de 10 ans, il rencontre une artiste, Jeanne Thil qui sera son maitre jusqu'en 1963 et qui convaincra ses parents de l'inscrire aux cours du jeudi à l'Ecole des Arts appliqués de Calais. A 15 ans il se consacre à plein temps aux études artistiques en préparant pendant quatre années le Certificat d'Aptitude à une Formation Artistique Supérieure. Après obtention du C.A.F.A.S. en juin 1963 il s'inscrit comme auditeur libre à l'atelier de peinture de Roger Chapelain-Midy à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris. L'assassinat de John Kennedy en novembre 63 mis fin à sa formation et ce n'est qu'en février 1965 qu'il put reprendre son parcourt en auditeur libre à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de peinture de Marcel Depré. En septembre1966 il est nommé maitre auxiliaire d'arts appliqués jusqu'en 1970. Il se présente au concours d'entré à ENNA d'Antony. Reçu, il devient professeur certifié d'arts appliqués. Il mènera de front son métier d'enseignant et son métier de peintre jusqu'en 2002. Depuis, libéré de sa charge d'enseignant il se consacre exclusivement à la peinture." M. Ardelier.

Si le travail de Alain DIMPRE est fait d'unités formelles, il cherche néanmoins constamment à perturber, à infiltrer le doute dans les systèmes établis. Hors des courants, l'artiste aborde la réalité en redéfinissant les rôles de chacun. Décrire. Puis, sans apriorité, capturer l'émotion d'un instant de vie, saisir le temps, le mouvement et les jeux de lumière. Les " images " obtenues, sur toile montrent bien entendu des ressemblances mais les interprétations sont nécessairement différentes. Cette œuvre pose clairement la difficulté que nous pouvons avoir à définir l'autre. Les représentations de l'artiste rassemblent autant de personnages, d'écrans qui montrent différents visages du corps et soulignent le caractère aléatoire de la réalité. Alain DIMPRE sonde les limites qui séparent l'être et le paraître en pointant les contradictions. De lui-même, il dit " je ne suis pas artiste. Je suis artisan, je fais mon travail, demain, je puis aussi faire autre chose " pour poursuivre par " cherche toujours à être toi-même " (2) à quoi on pourrait ajouter " et tu finiras peut-être par savoir qui tu es ". Alain DIMPRE propose de (re)construire en permanence son identité en additionnant les informations, en essayant de comprendre les mécanismes d'identifications dans leur complexité, pour finalement se remettre en question et chercher ce qui perdure à travers tous ces personnages.
Cornelia Sontag, Paris, Espace Delpha , 1993

Alain DIMPRE est un peintre qui sait voir, voir vraiment au point de donner à voir et de questionner le spectateur. C'est l'écriture pour créer le dialogue autour de ce qui le fascine, ce qu'il aime aussi, rien de plus mais rien de moins. Dans sa peinture, la technique est au service de l'idée mais pour lui ce n'est pas l'essentiel ; c'est un moyen au service d'une fin ; Inventer, associer des couleurs, ne pas être prisonnier des habitudes manuelles et mentales, ne pas se répéter. Il ne se met au travail que lorsque celui de l'esprit est avancé et revient sur une œuvre jusqu'au moment où tout bascule. Il faut que son travail soit significatif d'un moment, d'un regard croisé…un espace vide comme la toile, lieu de ce qui fut et de ce qui va être. Lieu qui appartient à l'artiste. Chez lui, c'est un combat constant, une mise à l'épreuve personnelle pour tendre à la vérité…la sienne.
M. Deltombe, Palais de l'Europe du Touquet, 1987







Analyse Artrinet de l’œuvre de DIMPRE Alain


Classification :
A330-B200-B210-C130-D140
(DIMPRE Alain
www.dimpre.net

Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A - formalisme, B - matérialité, C - investissement, D - communication) positionne l’œuvre de l’artiste dans l’histoire de l’art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s’étant exprimés dans une approche voisine.


A :
FORMALISME
Le premier critère porte sur le formalisme de l'oeuvre : que voit-on quand on regarde une oeuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "abstrait" au plus "réaliste").?
A330 : Figurations douces
figures formellement, matériellement, plutôt douces (Edward Hopper, Balthus, Edouard Pignon, P. Klossowski, Sam Szafran, A. Garcia Lopez, ...).


B :
MATERIALITE
Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S'agit-il de pur concept, de jeu de matières, d'objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?
B200 : en matérialité structurée, avec prééminence des couleurs
avec leurs force intrinsèque, symbolique (p.ex. "les bleus" de Monory, "les rouges" de G. Fromanger), historique, sociale, etc., et leur structuration (Jules Olitsky, Peter Halley, ...).
B210 : en matérialité structurée, avec prééminence des matières
leur épaisseur, leur composition ou leur travail architectonique plutôt structuré, comment les matières sont "bâties", (Eugène Leroy, Bertrand Lavier, ...).


C :
INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT
Le troisième critère porte sur « l'investissement » de l'artiste dans son oeuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l'artiste s'investit-il dans son oeuvre ? Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...).
C130 : plus vers l'intellectualité / l'essence, travail intérieur axé plus vers l'introspectif
paysages intérieurs, émotions, sensations (Arpad Szenes, ...), sérénité ("Monochromes" de Yves Klein, ...), équilibre ("mandalas" de Augustin Lesage ou Adolf Wölfli, ...), mémoire ("les boîtes" de Boltanski, ...). Pour la recherche d'un équilibre "ressenti".


D :
COMMUNICATION
Le quatrième critère porte sur l'aspect « communication » : L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses oeuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal").
D140 : via le signifiant
en partant du principe que les travaux sur les signifiants forment en eux-même un discours assumé (par exemple: "les châssis" de Daniel Dezeuze, etc., etc., ...) avec exploration et déclinaison
- d'une même thématique pour lui faire dire un maximum (les "Saintes Victoires" de Cézanne, les "Marylin" de Andy Warhol, les "méthodes" de Rutault, les "corps" de J. et D. Chapman, ou de Katharina Fritsch, ...).
- ou d'une même ressource (objets, matériaux, etc.: les "bananes" de G. Titus Carmel; les "soldats" de Miralda; les "mégots" de Damien Hirst ...) pour en explorer toutes ses facettes.


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